QU’EST-CE QUE LE DESIGN VÉGÉTAL ?

Après des années de béton à outrance, puis l’époque des « espaces verts », une révolution urbanistique fait ses premiers pas : celle du Design Végétal. Plus qu’une nouvelle tendance, un concept !

Tendance émergente et de plus en plus forte, le Design Végétal répond au besoin des citadins en manque de Nature et aspirant à un retour aux sources, aux choses vraies, dans un environnement urbain souvent étouffant et sans poésie. Basé sur deux concepts forts: le Design en tant que création artistique, technique et au service de la société et le Végétal en tant que matière vivante par les plantes – Le Design Végétal consiste à intégrer de manière innovante la Nature dans le design en tant que matériau dans notre quotidien. On trouve l’expression de ce concept aussi bien à l’intérieur, au niveau des objets et de la décoration qu’à l’extérieur, dans l’urbanisme et l’architecture. L’idée maîtresse est de bâtir un lieu de vie de qualité qui respecte les besoins de l’Homme de vivre en harmonie avec les cycles naturels. Le Design Végétal est une réponse à cet « Homme moderne » qui recherche l’esthétisme et la sérénité, loin de la pollution et du stress des embouteillages.

Des projets avant-gardistes
Ce concept est un phénomène mondial dont les projets sont encore très avant-gardistes. La ville de Singapour a concrétisé un rêve fou « Gardens of the bay » (Les jardins de la baie), qui a reçu le prix du bâtiment de l’année au Festival mondial d’architecture en 2012. Cette tour abrite deux hectares de serres écologiques.

A Vancouver, au Canada, le « Telus Garden » est un immense bâtiment dont les toits sont recouverts de jardins ou de forêts, soit 10 000 m2 d’espaces verts ! Le projet intègre aussi des solutions d’énergies renouvelables

En italie, c’est une forêt verticale d’un hectare qui pousse en plein centre-ville de Milan grâce à l’architecte contemporain Stefano Boeri ! Les Tours de 76 à 110 mètres disposées en quinconce, ont été imaginées afin de laisser la place aux terrasses végétalisées et à 900 arbres au total ainsi qu’à favoriser l’ensoleillement.

Au Maroc, cette première architecturale s’incarne à Casablanca dans le projet de végétalisation Casa-Anfa, lancé par Yasmine Signature . Ces « Tours Végétales », s’inspirant des jardins suspendus de Babylone, réintègrent la nature verticalement dans un projet global d’urbanisme : des appartements de très haut standing, des pavillons jumelés et une tour Bureaux. Avec 70% de sa surface occupés pas des espaces verts et la présence de végétaux (bougainvilliers, chèvrefeuille et jasmin) dans sa structure, le projet immobilier offre un horizon fleuri grâce aux baies vitrées prolongeant ainsi l’espace intérieur vers l’extérieur.

Ces projets forment de véritables poumons au sein des mégalopoles.

MARIUS BOYER, ARCHITECTE DE LA MODERNITÉ

Dès 1912, répondant à l’appel empressé du Maréchal Lyautey qui souhaitait donner une véritable trajectoire urbaine à Casablanca, de nombreux architectes décident d’investir ce nouvel eldorado dans un souci de consensus moderne. Marius Boyer fut l’un d’eux.

Une carrière vouée à repenser Casablanca

Marius Boyer, né en 1885 à Marseille, élève de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris, récompensé de nombreuses fois pour ses projets architecturaux, succombe comme beaucoup de ses confrères à la tentation du Maroc et vient s’installer à Casablanca en 1919.

La production de son agence dès lors est impressionnante et rayonne au-delà de Casablanca. Il devient un éminent professeur à l’école des Beaux-arts de Casablanca.

C’est l’esprit riche d’images de bâtiments à l’américaine ; gigantisme, lignes épurées et faussement rigides, qu’il dessine des monuments modernes pour une ville qui, à l’époque, en est cruellement dépouillée.

Acteur farouche de la rénovation urbanistique, il favorise également les courbes, arches et autres piliers qui rappellent l’esthétique mauresque et relèvent avec élégance le graphisme Art Déco.

Il meurt en 1947 à Casablanca.

LUXE ET RAFFINEMENT : LA SIGNATURE PIERRE-YVES ROCHON

L’hôtellerie d’exception invite et invente des designs d’intérieur alliant finesse et luxe. Matériaux, tissus et ameublement, découverte d’un style théâtral et raffiné, un style signé Pierre-Yves Rochon.

Le designer Pierre-Yves Rochon a choisi d’orner de fleurs fraiches les volumes du Georges V, rappelant ainsi les hôtels particuliers parisiens des 18 e et 19 e siècles. Les éléments du patrimoine ont été conservés en intégrant tout le confort des technologies modernes.

http://www.fourseasons.com/fr/paris/

 

CASABLANCA – PATRIMOINE MONDIAL DE L’UNESCO EN 2017?

Après l’inscription, en 2012 de Rabat au patrimoine mondial, Casablanca a déposé sa candidature et elle a des arguments de taille !

Pour le commun des mortels, Casablanca est la ville art-déco par excellence, mais sous ce vocable générique, se cache une variété de mouvements représentatifs de l’architecture du XXème siècle.

Casablanca, fait déjà figure de cas d’école, pour son architecture des années 20 et 50, enseignée dans toutes les écoles d’architecture du monde, aux côtés de Brasilia et de Buenos Aires.

Au milieu des années 20, et comme partout ailleurs dans le monde, Casablanca connaîtra la déferlante de la vague art-déco, qui y sera développée à une échelle exceptionnelle. Aux côtés d’un art-déco au cachet international, se développera un art déco particulièrement casablancais intégrant, avec bonheur, les éléments décoratifs marocains, particulièrement le Zelij, et dont le plus bel exemple restera l’immeuble Glaoui à l’entrée du boulevard Mohamed V.

Dès la fin des années vingt, on voit surgir à Casablanca des bâtiments aux façades nues et lisses, à la volumétrie cubiste, d’une simplicité et d’un dépouillement élégant. Ce style dit fonctionnaliste, aux accents Bauhaus affirmés, va lui aussi essaimer dans la ville blanche. L’immeuble Assayag, rue Hassan Sighir, en est un super échantillon.

Bientôt de grands vaisseaux, tout en courbes soulignées de longs balcons filants, ponctueront de leur prou les grands boulevards de la cité. Le style paquebot sera adopté particulièrement pour les grandes tours comme l’immeuble Liberté, surnommé « Dix-sept étages », à l’époque l’un des plus haut d’Afrique.

Dans les années 50, 60 et 70, un nouveau style audacieux et provoquant, s’impose à Casablanca : le brutalisme. Débarrassé de tout élément décoratif, ce style glorifie le béton en le soumettant à des formes futuristes.

C’est l’ensemble de ces mouvements architecturaux, ayant marqué de leur empreinte Casablanca et qui cohabitent dans leur diversité, qui lui confère un patrimoine exceptionnel d’architecture métissée.

L’inscription de Casablanca au patrimoine mondial, initiée sous l’impulsion de l’association Casamémoire, sera non seulement une consécration qui lui conférera une reconnaissance internationale et lui assurera un nouvel essor touristique, mais lui permettra indéniablement de préserver son patrimoine qui sera dès lors classé et pourra même se voir assurer une restauration en règle.

ET SI, DANS 10 ANS, NOUS VIVIONS DANS DES TOURS EN BOIS ET MANGIONS DES FRUITS ET LÉGUMES PRODUITS SUR NOS BALCONS ?

Avec la tendance bio et l’envie de consommer toujours plus sain et plus frais, les toits des grandes métropoles voient pousser des fermes urbaines, gérées par des professionnels et même des particuliers. On y trouve des fruits, des légumes, en petite quantité certes mais sans aucun artifice.

Au Maroc, nous avons la chance d’avoir des terres fertiles et des agriculteurs passionnés qui nous offrent des légumes frais tout au long de l’année. Mais, malgré tout, pesticides et autres conservateurs sont de rigueur pour une production de masse. Exit donc le légume bio !

La tendance des fermes urbaines qui s’invitent sur nos toits est une véritable alternative aux mutations de la société. Elle permet également de purifier l’air pollué des métropoles et d’offrir aux citadins une consommation qualitative de proximité.

Facile à installer, plusieurs solutions s’offrent aux particuliers. En Europe, on trouve des bacs en bois prêt à l’emploi pour une terrasse ou une large fenêtre. Au Maroc, il suffit de faire appel à nos nombreux et talentueux artisans ! La marque Phillips se lance aussi avec une gamme d’ampoules LED spécialement conçue pour l’agriculture urbaine. Un éclairage artificiel pensé pour les exploitations agricoles urbaines et les cultures verticales.

Les fermes urbaines se veulent donc être une tendance qui a le vent en poupe à l’initiative d’architectes audacieux et que l’on aimerait voir pousser dans nos villes marocaines.

« LA CONSTRUCTION C’EST POUR FAIRE TENIR, L’ARCHITECTURE C’EST POUR ÉMOUVOIR », LE CORBUSIER.

Plan de masse du projet.

Lassés par le fonctionnalisme austère, impersonnel et sans saveur des projets résidentiels du siècle dernier, nous nous sommes rebellés ! Moi, en premier, notre équipe tout entière a suivi.

Construire, faire tenir, nous savions faire… Mais nous avions soif d’émotions, de courbes et d’harmonie.

Nous avons, dès lors, fait le pari de transgresser les codes pour redonner un coup d’éclat à un univers souvent trop linéaire et prévisible.

Dans le cas des Tours Végétales, il ne suffisait pas de remplacer quelques droites par des courbes et de les pétrir avec sensibilité, ni encore de planter des arbres sur des bâtiments pour les mettre à l’heure de l’écologie. Non.

Il nous a fallu innover, rêver et réaliser des courbes qui se jouent de la lumière, trouver des matières tout en dentelle, qui s’adressent aux sens, et créer des espaces plus proches de l’intime.

Nous voulions séduire, non pas de manière arrogante et ostentatoire, mais avec subtilité et élégance, à travers une œuvre authentique, porteuse des valeurs féminines de notre marque.

Les Tours Végétales sont tout en douceur et en convivialité, bordées de pavillons tout en force et en caractère, le tout assemblé avec une grande pureté esthétique.

Le dessin est rigoureux, les lignes pures et l’exécution fiable. Un travail d’orfèvre, qui s’est esquissé avec passion et avec patience. Leur architecture est, d’une certaine manière, associée à une émotion très personnelle, celle qui a forgé l’identité même de Yasmine Signature. Quel que soit le regard qui sera porté sur elle, quelles que soient les émotions qu’elle suscitera, l’essentiel est qu’elle ne laissera pas indifférent.

Je vous invite à venir voir et à nous nourrir de votre regard.

Hind SEBBANI
Architecte en devenir

HOMMAGE À ZAHA HADID

Dans un monde ultra-dominé par les hommes, une femme, Zaha Hadid, s’est illustrée comme l’une des architectes les plus douées de sa génération.

Nous rendons hommage à cette incroyable artiste, disparue en 2016, à l’âge de 66 ans.

Zaha Hadid est née à Bagdad. Elle déménage ensuite au Liban, puis à Londres, où elle étudie l’architecture et fonde, en 1980, sa propre agence. Ses nombreux projets, sa virtuosité architecturale et sa renommée mondiale feront d’elle la première femme, et première musulmane, à avoir reçu, en 2004, le prix Pritzker, la plus prestigieuse récompense existante en architecture.
Zaha Hadid se distingue de ses pairs par un style fait d’entrelacs de lignes tendues, de courbes, d’angles aigus et de plans superposés qui donnent à ses créations un aspect à la fois complexe et léger.

Son mentor, Rem Koolhaas, dira d’elle qu’elle est une « Planète à l’inimitable orbite », ou encore que « ce qu’il y a d’unique dans son œuvre, c’est la combinaison d’une énergie énorme et d’une infinie délicatesse. »

En 2016, le monde a perdu une grande architecte, mais il peut toujours se consoler en se disant que si la femme n’est plus, elle laisse au monde de superbes créations, des œuvres qui resteront présentes pour témoigner de son immense talent.

HABITER ENTRE CIEL ET TERRE

En ce début de XXIème siècle, l’urbanisme de la ville blanche est en pleine mutation et va transformer son visage, à l’horizon 2020. Les urbanistes qui ont la responsabilité de « penser la ville à 50 ans  » ont, pour gérer la pression démographique, pris le parti d’encourager les constructions de bâtiments de grande hauteur, afin de libérer de l’espace au sol. Cela permettra surtout de réaliser des parcs, des places publiques, des lieux d’animation et de loisir.

et urbanisme vertical pousse les architectes à penser la ville et la vie en hauteur, et à s’interroger sur la manière dont des familles pourront vivre, éduquer leurs enfants et recevoir des amis en altitude. Vivre au 16ème étage va devenir de plus en plus courant à Casablanca. Le défi des architectes est de réussir le pari d’offrir du confort à des résidents qui vont passer une grande partie de leur temps, perchés à plus de 50 mètres du sol.

D’un point de vue purement esthétique et architectural, les tours sont de belles pièces urbaines. Qu’elles soient longues et vitrées, ou rondes et fleuries, elles sont considérées comme des symboles de modernité et fascinent ceux qui passent à leur pied ou les aperçoivent de loin.

Kawtar ALI FDAL
Ambassadrice YS


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